Une première enquête nationale menée par l’Institut Franco-Européen de Chiropraxie (IFEC) dresse le portrait des chiropracteurs français. Avec l’aide de l’Agence Publika et dans le cadre du mois européen d’Ostéopathie et Manuel Thérapies, ce sont quelques 1 500 praticiens qui se sont exprimés sur la chiropraxie française, comment ils ressentent et vivent leur place dans le système de santé. À travers un questionnaire diffusé en ligne, mais aussi en photos, cette étude ambitionne de photographier complète d’une profession encore jeune, mais en pleine mutation.
Un contexte de santé publique marqué par les troubles musculosquelettiques
Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent aujourd’hui la première cause d’invalidité dans le monde. En France, ils représentent la deuxième cause de souffrance et la troisième cause d’invalidité. Si la prévention est un enjeu majeur de santé publique, touchant particulièrement les populations actives, la chiropraxie se situe au cœur de la lutte dans de nombreux établissements, avec la reconnaissance des instances internationales, notamment celles de l’OMS et de la Haute Autorité de Santé, et la maîtrise des approches non médicamenteuses : rééducation, exercice, et thérapies manuelles.
Une profession jeune, féminisée et bien formée
L’étude montre que 40% des 1 500 répondants à l’IFEC chiropraxiques exerçant en France a aujourd’hui entre 30 et 40 ans, et que 61,1% sont des femmes. Ce chiffre est d’autant plus significatif qu’il est en forte augmentation par rapport aux années précédentes. En effet, la profession est encore jeune, et les chiropracteurs français exercent en majorité dans des cabinets libéraux, en ville ou en périphérie, et se sont largement féminisés. Remarque importante, la profession est également bien formée.
Des pratiques centrées sur la prise en charge globale du patient
Les résultats confirment que les patients consultent majoritairement pour des douleurs de la colonne vertébrale : lombalgies, cervicalgies ou douleurs périphériques entrent dans les motifs de consultation. Tous les chiropracteurs traitent les adultes, près de 80 % d’entre eux représentent les majeures parties. Les consultations pédiatriques restent minoritaires, même si certains chiropracteurs s’intéressent de domaines.
Sur le plan thérapeutique, la grande majorité des praticiens associent plusieurs approches : manipulations articulaires, mobilisations, techniques myotensives, exercices thérapeutiques, conseils posturaux et hygiéno-diététiques, le levier de la prévention. Près de 84 % des soins sont remboursés par les assurances privées, en moyenne à 50 %. Ces pratiques sont conformes aux recommandations internationales, et s’inscrivent dans la continuité des soins manuels, efficaces et éprouvés pour une meilleure gestion des douleurs musculosquelettiques.
Des soins accessibles mais encore peu intégrés au système de santé
L’étude révèle que les honoraires moyens se situent entre 40 et 45 euros pour une première consultation, et de 40 à 60 euros pour les suivantes. Si certains assureurs privés remboursent les soins chiropractiques, le remboursement de bénéfice n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Les chiropracteurs exercent principalement en cabinet privé et 51 % en collaboration avec d’autres professionnels de santé. Les chiropracteurs sont en majorité installés en milieu urbain, avec une répartition plus dense dans les grandes agglomérations et régions de santé. La médecine générale représente plus de 50 % des orientations des patients vers la médecine manuelle, et les chiropracteurs sont de plus en plus impliqués dans les réseaux de santé locaux. Selon l’étude, 94 % des chiropracteurs souhaitent une meilleure intégration au système de santé, et 89 % d’entre eux se disent favorables à une meilleure intégration au système de soins.
Une profession en quête de reconnaissance et de coopération
Cette étude met en lumière réalité constatée : les chiropracteurs français participent encore minoritairement au système de santé. La majorité d’entre eux souhaitent être associés à la médecine en lien avec la santé des muscles. Le manque d’information des patients et des professionnels de santé sur les compétences des chiropracteurs est un frein à leur intégration. Les chiropracteurs souhaitent développer des partenariats avec les autres professionnels de santé pour intégrer la chiropraxie dans les parcours de soins. Les pays anglo-saxons, le Canada ou le Danemark, la chiropraxie est intégrée aux parcours interprofessionnels sous forme hospitalière.
Vers une meilleure intégration des chiropracteurs dans le système de santé ?
Les chercheurs appellent à poursuivre les travaux sur la place de la chiropraxie dans le système de santé français, notamment pour évaluer son impact sur la santé publique et l’accès aux soins non médicamenteux. En effet, la chiropraxie est une profession de santé manuelle, qui s’inscrit dans le cadre d’une offre de soins non médicamenteux, et qui répond aux besoins croissants de la population en matière de santé. Les chiropracteurs participent à la prévention des troubles musculosquelettiques, et leur rôle est de plus en plus reconnu par les instances de santé publique. La chiropraxie est une profession de santé manuelle, qui s’inscrit dans le cadre d’une offre de soins non médicamenteux, et qui répond aux besoins croissants de la population en matière de santé.
