La douleur est la première raison invoquée par les patients pour l’usage détourné d’opioïdes. En France, on estime que près de 8 millions de personnes vivent avec des douleurs chroniques. Selon des données publiées en 2019, les ventes de fentanyl ont augmenté de 1 000 % en dix ans. D’après l’ANSM, les opioïdes sont la première cause de mortalité par overdose en France. Ces dernières années, les différences entre les sexes biologiques ont commencé à être prises en compte dans les prises en charge alternatives, non médicamenteuses, comme la chiropraxie.
Une consommation accrue d’opioïde chez les hommes contrairement aux femmes
Une étude récente réalisée sur des animaux montre que le douleur chronique peut expliquer une augmentation de la consommation de fentanyl, un opioïde puissant, chez les mâles seulement. Ce résultat est en accord avec les données de l’ANSM qui montrent que les hommes consomment plus d’opioïdes que les femmes. Cette différence de consommation pourrait être liée à des différences hormonales, mais aussi à une tendance sociétale encourageant les hommes à plus se plaindre de la douleur, ce qui n’est pas le cas des femmes.
Chez les femmes, les récepteurs du cerveau qui fixent les opioïdes sont variés et plus divers. Les chercheurs pensent que les hormones féminines, en particulier l’œstrogène et la progestérone, jouent un rôle protecteur. L’analyse de l’activité cérébrale montre que les femmes fixent l’activité de l’enzyme qui dégrade les opioïdes, ce qui pourrait expliquer pourquoi elles sont moins dépendantes. En revanche, chez les hommes, l’activité de cette enzyme est plus faible, ce qui pourrait expliquer une dépendance plus rapide et plus intense.
Les résultats de cette étude sont importants car ils montrent qu’il existe une différence significative dans la manière dont les hommes et les femmes réagissent à la douleur chronique et aux opioïdes. Cela pourrait avoir des implications pour le traitement de la douleur et la prévention de la dépendance aux opioïdes. En France, les soins chiropratiques pourraient être une alternative efficace pour réduire l’usage d’opioïdes et diminuer l’impact de l’usage détourné de ces substances en fonction de la différence de genre.
Et la chiropraxie dans tout ça ?
Face à ces résultats bien établis, la recherche de solutions non médicamenteuses prend tout son sens, en particulier en cas de douleurs musculosquelettiques (dos, cervicales, articulations…). C’est précisément dans ce contexte que la chiropraxie offre une option intéressante.
Plusieurs études dont se sont emparés les soins chiropratiques peuvent réduire significativement les douleurs chroniques, et diminuer le recours aux médicaments antalgiques, y compris les opioïdes.
